Mondialisation

La « Mondialisation économique » n’est pas vraiment un phénomène nouveau.

La « Mondialisation économique » peut être décrite comme un processus historique consubstantiel à l’activité humaine qui s’accompli en fonction du développement successif  des moyens de communication et de transport.

Ainsi l’on peut évoquer l’activité des Phéniciens qui, dès la haute antiquité ont établi des comptoirs commerciaux depuis les territoires de l’actuel Liban jusqu’à l’ensemble du pourtour méditerranéen. 

L’on pourrait évoquer également les « routes de la soie » plus proches de nous dans le temps. Tout le monde a en mémoire le plus célèbre des voyageurs de ces « routes de la soie », le légendaire Vénitien Marco Polo.

Après ces glorieuses époques évoquées plus haut, vint une autre forme de « mondialisation » caractérisée essentiellement par l’exploration et la colonisation pure et simple de « nouveaux mondes » vus du « vieux continent » c’est-à-dire d’Europe.

Si les Phéniciens et les Orientaux étaient mus par le soucis d’étendre leurs espaces commerciaux, les Européens au contraire, étaient plutôt animés d’une toute autre idée ; Étendre leur hégémonie sur les contrées nouvelles considérées comme des propriétés acquises par découverte, comme si les autochtones n’avaient pas découvert ces lieux avant eux !

Ainsi, au gré des conquêtes et des butins de guerres, naquirent les différentes zones d’influence de notre monde contemporain.

Quand vint les temps de paix, la sagesse humaine commanda la nécessité de mettre en place de grandes organisations de régulation des relations humaines sous le manteau d’un Organisme supranational – L’Organisation des Nations Unies- avec ses différents Organes dont ceux spécialisés dans les flux commerciaux et financiers.

Cette sagesse de paix n’a toutefois pas fait oublier l’appétence des intérêts hégémoniques.

Alors, cette « Mondialisation économique » version moderne laisse-t-elle encore une place pour les cultures locales ? 

Le développement des sciences sociales a démontré concomitamment à l’essor des échanges commerciaux, le rôle primordial de la puissance de la culture.

Comment asservir une communauté importante de consommateurs potentiels. L’une des réponses à cette question a consisté à créer le besoin. Créer des besoins artificiels nouveaux qui correspondent à l’usage culturel du produit proposé.  Cela a été un moteur de distribution à large échelle pendant des décennies dans les territoires sous influence. Ces besoins artificiels étant par nature théoriques, sont rarement conformes aux éléments constitutifs des cultures locales.

Cependant, de ce choc sort rarement un réel vainqueur. Un troisième larron vient à tirer les marrons du feu. Cette cinquième colonne est tout simplement l’émergence d’une culture hybride. Celle que certains nomment la Culture mondialiste.

Donc au final, il est permis d’émettre un constat :

La mondialisation moderne est la résultante du développement fulgurant des moyens modernes de communications et de transport des biens et des personnes.

Ce développement a donné à l’homme de réduire la pénibilité des transports en même temps qu’il a réduit les distances en rapprochant les communautés les unes des autres. De tout cela il en résulte un brassage plus grand qu’il n’en a jamais été.

Cette interpénétration à large échelle donne lieu à des transformations culturelles multiformes.

En dépit des avatars déplorables d’un monde difforme parce que sans visage et sans encrage tangible, l’humanité poursuit inexorablement sa mutation sans doute dans le sens de l’expansion de l’Univers. Les hommes et femmes de progrès que nous sommes avons l’impérieux Devoir de veille quand à la nature équitable, solidaire et juste de ces bouleversements positifs. C’est le sens de notre promesse, bâtir un monde meilleur et plus éclairé.

Nous choisissons volontairement de ne pas opposer le progrès technologiques et scientifique à la culture et par extension, à la tradition. Nous croyons qu’une culture ne doit et ne peux être figée si tant est vraie que l’homme fait la culture et non l’inverse.

Force est cependant de reconnaître le caractère sélectif des bienfaits de cette mondialisation économique. Les Sociétés traditionnelles plus fragiles doivent bénéficier de l’attention et de la solidarité universelle dans un accompagnement approprié qui rendrait moins brutal les leviers du progrès scientifique et technologique. Cet accompagnement ne doit point être un paternalisme condescendant mais un tribut pour conférer à l’homme le sens de la fraternité universelle.

Laisser un commentaire