Cop26, Responsabilité & Équité

Il faut espérer que la sagesse, la raison et surtout l’amour de l’humanité, président aux travaux de la Cop26 qui se tient en ce moment à Glasgow.
Seuls les scientifiques et et les spécialistes sont capables de faire des démonstrations et des analyses complexes auxquelles très peu de personnes comprennent d’ailleurs grand chose.

Pour le citoyen lambda que je suis, je me contente de considérer la situation de façon plus simple. J’entends dire que les pays en développement et principalement l’Afrique, est très peu génératrice par elle-même de pollutions nocives pour le climat de la planète. Cette affirmation est à nuancer.

L’Afrique est grande productrice de matières premières minérales et végétales. Cela ne se fait qu’au prix de grandes destructions du biotope naturel de considerables dégâts sur l’environnement.
Il serait plus juste de dire qu’elle ne bénéficie pas à sa juste valeur, des retombés matérielles et financières à la hauteur de ce qu’elle apporte en ressources, au développement des pays riches industrialisés.
Il est donc légitime que ces pays lui paient un juste prix ce qu’ils ont depuis toujours obtenu aussi facilement à travers des marchés de dupe.
C’est sans doute cette facilité qui pousse d’ailleurs au gaspillage et par conséquent, à la surexploitation des ressources de la planète.

L’Afrique, comme les pays pauvres des autres continents, ne peuvent pour autant se soustraire des contraintes des obligations qui s’imposent à l’humanité pour la préservation du climat de notre maison commune, la Terre.
Ce serait agir comme si des passagers des ponts inférieurs du bateaux, décident de faire une brèche dans la coque du navire pour se venger des riches occupants bruyants des ponts supérieurs.
Le bateau sombrerait bien sûr, mais ces passagers d’en-bas seraient évidemment les premiers à se noyer, exactement comme l’Afrique paye la première, mais sans avoir décidé quoique ce soit, les conséquences du dérèglement climatique.

C’est pourquoi le Reste du monde doit dans le même temps, arrêter cet excès d’arrogance et de suffisance hégémonique vis-à-vis de l’Afrique.  L’Afrique ne quémande aucune générosité indue, ni aucune charité de misérable nécessiteux.
Elle réclame avec trop d’obséquiosité sans doute, un retour d’ascenseur, un juste retour de sa trop grande générosité. Il est temps que ceux qui se sont industrialisés grâce à ses ressources, lui manifestent à présent une gratitude équitable, puisqu’ils ne sont pas capables de solidarité spontanée. C’est vrai que nul ne peut contraindre à la gratitude ! Mais alors, on ne peut guère demander à l’Afrique de renoncer à son tour à un développement légitime avec les moyens du bord dont elle dispose, pour le bénéfice de ses populations.
C’est toutefois vrai que les leçons apprises des erreurs des uns doivent s’imposer également aux autres pour éviter à tous une catastrophe générale.
Mais il est aussi juste que les bénéfices de ces erreurs doivent profiter à tous dans des proportions équitables. Sinon la tentation de reproduire les mêmes causes conduisant aux mêmes effets destructrice, sera d’autant plus grande que le désir de tous les êtres humains, est d’aspirer aux conforts du bien-être.

La responsabilité des plus puissants est profondément engagée et leur réelle volonté de l’assumer devrait conditionner l’attitude des plus faibles.
Cette Cop26 est l’occasion pour ces pays riches et industrialisés, qui font des Droits de l’homme, les bases de leur Civilisation, de prouver qu’ils sont effectivement crédibles, dignes de confiance et de véritables qualités humaines.

Il est déjà affligeant de constater que ces grandes puissances commencent à installer dans l’esprit de la communauté des pays pauvres, leur propension à prendre des libertés avec leurs propres promesses.

Espérons que pour une fois, ils feront preuve de responsabilité, de sincérité et de réelle volonté de changer les choses dans le bon sens.

L’avenir de l’humanité en dépend. La Terre elle, nous survivra !

Un avis sur « Cop26, Responsabilité & Équité »

  1. Cette bulle bleue dans laquelle nous vivons tous. Notre unique gîte.
    Soit, Ensemble nous essayons de sauver ce qui en reste de vivable, soit Ensemble, nous assistons à sa dégradation et engloutis avec.
    Je pense qu’il y’a déjà assez de sommets(Cop26 et autres) sur la problématique du climat et le gaspillage des ressources.
    Pour le bien de la bulle bleue, C’est aux consommateurs de prendre le taureau par les cornes et de stopper net l’utilisation de produits polluants. C’est la seule manière radicale d’entraîner la fermeture des usines et atténuer les conséquences climatiques.
    Là où il n’y a pas de marché, il n’y a point d’offre.
    Et j’aimerais que cette noble et responsable démarche soit suivie en premier par le Continent africain.
    Si par exemple tous les pays africains décidaient d’une seule et unique Voix de d’arrêter l’importation des matières plastiques, ce sera un coup rude pour beaucoup d’industriels car à mon humble avis, ce ne sont pas ces derniers qui vont penser au bien-être de la bulle bleue. Tant qu’il y a la demande, ils produiront. Effet capitaliste !
    Beaucoup de solutions simples et naturelles existent pour le climat mais tant que la raison est motivée par le capital plutôt que l’écologie, difficile de prendre le virage. Si ça continue comme ça, on va droit dans le mur et la bulle bleue risque de se casser. Déjà que l’on commence à ressentir les effets des fissures….

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