PANAFRICANISTES SPÉCULATIFS OU OPÉRATIFS

Où sont passés les Juristes de renom de l’Afrique Nouvelle génération ?
Des intellectuels Africains du Continent et de la Diaspora se sont auto proclamés des Panafricanistes. En soit, ce n’est pas une mauvaise chose.. C’est une forme de patriotisme moderne qui n’est pas autre chose que ce fameux “America first”. Personne n’a trouvé à redire sur cette proclamation d’un Président Américain connu de toute la Terre entière.

Alors pourquoi le Patriotisme Africain serait-il plus condamnable !
Le seul problème des Africains est incontestablement un manque d’organisation fondé sur des bases juridiques solides et fiables.

Car toutes ces cacophonies Panafricanistes, à coup de vidéos sur les réseaux sociaux, ont à s’y méprendre un air de déjà vu, déjà entendu. Souvenir de propagande du culte de la personnalité des Présidents Africains des années 1960-2000…

De pâles copies de Démocraties qui se résument à l’organisation de mascarades d’élections qui n’ont de pluralistes que par des montages arrangés sur des base ethniques saupoudrées d’achats de consciences çà et là, pour obtenir un semblant de patchwork clanique.
Aux sorties de ces tripatouillages électoraux, les heureux désignés connus d’avance donnent le change en nommant des soutiens inconditionnels sans compétances avérées, aux différents postes stratégiques de la hautes administration.
À leurs tours, ceux-ci nomment parents élargis à l’extrême et vieux amis(es) aux postes intermédiaires. Cette bandes des copains et de coquins choisissent les exécutants qui leur sont acquis pour gérer les affaires courantes des États.

Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant de constater que les pays d’Afrique s’empressent de signer et de ratifier des traités et autres accords internationaux sans en connaître ni les contenus, ni l’esprit encore moins les conséquences et effets futurs.

Il serait sans aucun doute plus pertinent et plus productif que ces Nouveaux Panafricanistes songent à se structurer afin de créer des spécialisations spécifiques où ils pourront être plus audibles et crédibles. Sinon tous leurs discours ressassés et répétés à l’infini sonnent comme : “le chien aboie, la caravane passe’, sans effet et finalement perçus comme une complicité de validation.

L’on reproche beaucoup de choses aux Dirigeants actuels des États africains. Mais la plupart de ce qu’on leur reproche n’est que la conséquence des effets des accords mal négociés dont le plus souvent, des clauses empêchent toute révision sinon à des coûts invraisemblables.
Ce sont aussi des traités vieux de plusieurs décennies dont il est quasi-impossible de sortir sans se saborder dangereusement par ailleurs.

Évidemment quand une ancienne puissance coloniale initie et signe un accord de coopération quelle qu’il soit avec son ancienne colonie, elle prend le plus grand soin de faire en sorte de préserver les intérêts qui l’ont poussé à coloniser ces terres lointaines autrefois inconnues, cela va sans dire, on s’en doute et, pour le coup, bien compréhensible.

On ne peut pas, en l’occurrence, blâmer les Politiques Françaises élus pour procurer un mieux-être à ceux et celles qui les ont élus ! La France est un vieux pays en compétition avec ses voisins et les autres pays de la planète. Ses Dirigeants feront donc tout ce qu’il faut pour garantir le bien-être de leur population. Il appartient aux Dirigeants des Ex-Colonies de penser au mieux-être de leurs populations.

La question  où l’inquiétude est plutôt, que vaut la signature d’un demi-lettré dans un texte juridique de haut vol concocté par des énarques et autres polytechniciens de la Métropole !

Si ces Panafricanistes veulent être utiles, ce que je ne doute pas, il m’apparait important qu’ils se structurent dans l’ordre, avec méthode et efficience. Il urge  que des spécialistes de hauts niveaux en leur sein se donnent des missions d’explorations de tous ces accords et traités.
Il existe très certainement des arguments juridiques pertinents pour remettre à l’endroit ce qui est bancale et rendre nuls et de nul effet ce qui n’aurait jamais dû être tout simplement.

Si les résultats de ces missions s’avèrent inattaquables et tendent vers une nécessité de changement, alors je suis certain qu’il se  trouvera des millions de sympathisants pour signer des pétitions vers des révisions appropriées.

La spéculation intellectuelle ne doit pas rester stérile, elle doit nécessairement aboutir à de l’action opérative susceptible de corriger les inégalités, sources de conflits potentiels.

C’est seulement à ce prix que le Panafricanisme sera d’un apport significatif à la marche de l’Afrique vers une émergence réelle, palpable et salutaire pour les Populations Africaines.

Simplice Nicoué
06 Décembre 2022.

Laisser un commentaire