LES JOURS D’APRÈS POUR L’AFRIQUE …


Quel est aujourd’hui l’impact de la guerre en Ukraine sur les économies africaines ?
Il y a très peu d’analyse sérieuse et pertinente sur la question.
On peut toutefois imaginer sans peine que la situation est très variable d’un pays à l’autre comme d’un point de vue à l’autre.
Pour des pays qui ont une dépendance non négligeable des importations de produits alimentaires comme le blé et ses dérivés, l’impact se fait sans doute déjà très fortement sentir.
Pour d’autres, l’impact est certainement ressenti à travers le renchérissement des produits énergétiques.
Le prix du carburant à la pompe connaît déjà une hausse générale partout dans le monde certes, plus ou moins contenue. Mais additionnée à l’évolution du coût de certains produits manufacturés importés, eux-mêmes assujettis à l’augmentation des coûts des transports et de production, l’ensemble commence à alléger significativement le portefeuille des ménages.
Le bon sens emmène, somme toute, à considérer la logique en chaîne de la situation.
En effet, dans un monde aussi interdépendant, l’onde de choc d’une crise aussi importante que cette guerre, se propage inévitablement aux quatre coins du globe.

Par contre, à la fin de la guerre dont personne ne peut prédire l’issue, ni dans un sens ni dans l’autre, ni comment, ni quand, il y aura très probablement, entre autres, une conséquence très inattendue mais déjà prévisible, pour les pays et les économies africaines.

À la fin de la guerre froide, au lendemain de l’effondrement du mur de Berlin, il y a eu une sorte de réorientation des priorités. Beaucoup d’entreprises de l’Europe de l’ouest avaient préféré les pays de l’Europe de l’Est à l’Afrique. Elles en avaient fait leur nouveau marché et leur nouvelle terre d’implantation, sans doute au nom de la proximité de Civilisation ! Ou peut-être à cause d’un niveau de qualification de la main-d’œuvre plus élevé, ou encore de l’existence d’infrastructures, certes obsolètes, mais existantes !
Ce mouvement avait été le point de départ de nombreux désengagements de l’Afrique pour certains pays.
Il n’y a aucune raison qu’à la fin de cette guerre chaude, le même scénario ne se reproduise pas. Car il faut se rendre à l’évidence que cette pluie d’aides en tous genres déversées sur l’Ukraine ne se fait pas sans calcul sur un retour sur investissement sous forme de positionnement géo-économique à venir.

On peut donc, parier sans risque, que la reconstruction de l’Ukraine sera dans un avenir plus ou moins proche, le nouvel eldorado des firmes européennes, voire même des programmes d’aide et d’assistance de certains organismes internationaux et de nombreux gouvernements européens.

L’Afrique sera, une fois encore, reléguée à la réelle place qu’elle occupe dans l’affecte profond, c’est-à-dire après les Proches par la similitude de civilisation.
Le narratif du soi-disant « sentiment anti-occidental » servira parfaitement de justificatif pour se donner bonne conscience.
Il ne coûte rien aux Dirigeants et Décideurs Africains de prendre dès à présent les dispositions pour en minimiser les impacts éventuels. Ne dit-on pas gouverner c’est prévoir !  À bon entendeur, salut…

Que personne ne vienne pleurnicher demain sur la misère en occultant la carence et le manque total de proactivité inacceptable de nos hommes politiques dont, à quelques rares exceptions près, les seules compétences avérées sont celles de l’accaparement des richesses de leur pays à leur seul profit aux bénéfices de leurs proches et de leurs clans.

Que personne ne vienne abreuver l’Afrique de prêts alambiqués dont les services maintiennent les Africains dans une dépendance quasi éternelle.

Que personne ne permette à ces Dirigeants, incapables de définir clairement des projets de société endogènes pertinents susceptibles d’adoucir les conditions de vie calamiteuses et précaires de leur populations, de soumettre leur pays à de soi-disant ajustements structurels. Nous savons tous que ces sulfureux programmes dont le seul objectif inavoué, pourtant gros comme le nez dans le visage sauf pour ces valets locaux, sont de cantonner les Africains dans un rôle d’éternels consommateurs de produits importés manufacturés à partir de leurs propres matières premières, ne sont rien d’autres que des mécanismes d’annihilation de toute velléité d’industrialisation nationale.

Si les Africains se laissent rouler dans la farine une énième fois encore, au son de belles paroles hypocrites, ils peuvent dès lors se considérer dans une nouvelle allégeance pour au moins un nouveau siècle à venir.

LA MACHINE À REMONTER LE TEMPS

La machine à remonter le temps semble avoir ramené l’humanité toute entière à l’ère du manichéisme.
L’hypocrisie se trouve élevée au rang des vertus et, être hypocrite ne fait plus partie des défauts à purger.

Désormais tout ceux qui ne vont pas dans le sens prôné ou voulu par une poignée d’individus tapis dans l’ombre qui contrôlent l’essentiel des voix audibles de l’humanité, sont automatiquement qualifié de complotistes. Une belle astuce systémique de « décrédibilisation ».

Cette parade de la théorie du complot relègue à la périphérie toute tentative de réflexion sérieuse, de recherche de preuve et de débats contradictoires.
Il suffit d’étiquetter tout lanceur d’alerte ou toute personne encore sensée, de complotiste pour lui enlever tout crédit.
Dans ce système binaire complètement déséquilibré, soit on est le bien soit on est le mal, le bon ou le mauvais, le gentil ou le méchant.
Le hic est que cette bichromie est sans nuance, sans convergence et, surtout sans nuance possible.

Malheureusement le bien, le bon et le gentil sont toujours les mêmes et, aussi toujours ceux qui ont le plus gros micro. Leurs aboyeurs se chargent, par médias de masse interposés – plateaux de télévision, radio et presse à large diffusion –  baptisés « Médias Mainstream », du massacre des empêcheurs de tourner. Accessoirement, quand cela s’avère nécessaire, des Officines pompeusement baptisées Organisation Non Gouvernementale (ONG), enfoncent le clou en exibant des preuves-témoyages fabriquées à la sauce de la pensée unique, seule valable et érigée en norme d’une prétendue Communauté Internationale représentée par un groupuscule de pays pris en otage par ce clan du diable.
En somme, les huit milliards d’âmes que compte l’humanité ne devraient s’exprimer que par la voix d’une minorité machiavélique qui manipule, instrumentalise, et impose sa loi. Tous ceux qui ont le malheur et l’outrecuidance de dissoner sont tout simplement broyés par la machine de ce système occulte et sans âme dont la puissance semble sans limite.
Il serait pourtant plus que temps que la grosse majorité silencieuse sorte de sa léthargie avant que toute l’humanité ne soit véritablement précipitée dans la préhistoire. Notre monde n’a jamais été autant, au bord du précipice. Il suffirait d’une malencontreuse étincelle pour plonger la planète entière dans un anéantissement nucléaire, suivez bien mon regard. Il y a de quoi nourrir des inquiétudes, tant la folie semble progressivement mais sûrement échapper à tout contrôle.

Cette monstrueuse confrontation Est-Ouest qui, comme d’habitude, depuis la fin de la deuxième mondiale, se traduit par des guerres par procuration délocalisées, nous édifie, s’il en était besoin, que l’Organisation des Nations Unies a largement perdu toute véritable signification. On se demande d’ailleurs pourquoi L’ONU, toujours prompte à constituer et expédier des Casques Bleus dans les pays du Tiers-Monde, n’envoie pas jusqu’à présent des Casques Bleus en Ukraine !!! Curieusement, aucun média n’en parle !
Le narratif des “bien-pensants” défenseurs de la Paix mondiale et des Droits de l’homme reste plutôt orienté vers les macabres bilans quotidiens et les destructions tant en infrastructures qu’en vies humaines. Tout le monde semble s’en accommoder sans que cela heurte les valeurs de Paix et de préservation des libertés et des droits humains. Belle d’hypocrisie collective !

En vérité, il faut bien se rendre à l’évidence que, l’humanité n’a guère évolué depuis les époques des gladiateurs de la Rome antique, des incursions Viking, des guerres royales, et autres cruautés du genre. Pas même les barbaries des esclavagistes, les génocides perpétrés lors des conquêtes transcontinentales, les colonisations, n’ont fait progresser l’animal que nous sommes, et demeurons. Bien au contraire, l’essentiel du génie humain a servi à la fabrication d’armes de plus en plus meurtrières. Des missiles de tout genre, des canons de toute nature, des aéronefs et autres engins de plus en plus massivement destructeurs ont remplacé les peccadilles d’autrefois. D’immenses ressources consacrées à l’autodestruction de l’humanité en tant qu’espère !
Aujourd’hui le vocabulaire a juste changé. On a tout simplement remplacé les mots barbares d’autrefois par des concepts plus liftés comme, la géostratégie, les zones d’influence… comme si l’on parlait de terres vierges et que les populations qui habitent ces lieux n’ont pas à décider par elles-mêmes d’être tout simplement autonomes et souveraines.

Une partie du monde, pour ne pas la nommer, Les “Grandes puissances financières et industrielles ” insatiables, complètement enfermées dans leur boulimie du toujours plus, a depuis toujours considèrer et considère encore que la Terre et ses ressources sont de droit, sa propriété exclusive. Au surplus, par le biais de sa Culture et de sa Civilisation, qu’elle impose aux autres sans préambule, comme si cela allait de soit, elle n’a cesse de s’ériger en donneuse de leçon de bonne conduite. La Terre entière devrait penser, manger, boire, danser, rire et pleurer comme elle en adoptant sa vision de ce que doit être le monde. Elle s’estime la seule à définir et à faire respecter les libertés individuelles, les droits de l’homme et, de ce fait, à décider selon son propre agenda, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Mais, et c’est là que la lisibilité se floute, cette prétendue souveraineté ne devra se faire que selon sa grille de lecture sans cesse changeante d’un point à un autre, au grès de ses intérêts.
Toutes les guerres faites aux quatre coins du monde pour apporter une chimérique Liberté et la Démocratie, sa démocratie, aux Peuples qui, au demeurant ne lui ont rien demandé, (Irak, Afghanistan, Vietnam, Syrie, Libye, Congo, Somalie Amérique du sud…), seraient des guerres justes, pour la démocratie.

En Ukraine un malotru a osé gripper le système. Le Droit international a été sauvagement violé, piétiné, bafoué et cela est intolérable et absolument inacceptable ! On en rirait si ce n’était pas d’une cruauté et d’un cynisme tragique et innommable.
La Russie n’est pas l’Irak, ni la Lybie encore moins l’Afghanistan ! Si les Barbus de Kaboul ont su et pu résister vingt ans, combien de temps résistera l’Ukraine avant d’être complètement détruite ?
La Russie dit se battre pour une question existentielle. On peut sans peine imaginer que, pour le gouvernement des États-Unis également, la question existentielle n’est pas absente dans sa détermination à soutenir l’Ukraine, sans doute jusqu’au dernier Ukrainien, hélas !
Car si la Russie qui elle, prétend défendre sa sécurité physique en tant que pays, venait à parvenir à ses fins en délimitant une large partie de l’Ukraine comme zone tampon entre sa frontière et celles des pays de l’Alliance Atlantique et, en faisant du reste de l’Ukraine, un État neutre, on imaginerait aisément l’écroulement de l’hégémonie Étasunienne sur le reste de l’Europe et, au-delà, le reste du monde.

Jamais les États-Unis ne l’accepteraient. C’est dans leur ADN d’être les conquérants. C’est ainsi que le pays est né.

Il est tout aussi évident que la Russie préférerait le chaos global à son propre déclin.

Évidemment que d’un côté comme de l’autre, dans ce bras de fer Est-Ouest, personne n’envisage un seul instant la victoire d’un camp sur l’autre. Ce serait à n’en point douter, la fin de l’ordre mondial tel que nous le connaissons.

Face à ce casse-tête kafkaïen, l’apathie du reste du monde est incompréhensible. Il faudrait bien pourtant appeler les uns et les autres à la raison, non pas à leur condition, mais bien selon les règles du plus grand nombre afin de rebattre les cartes de l’ordre mondial dans un consensus de Paix acceptée par tous au nom de la préservation de l’espèce humaine sur cette belle planète Terre qui, quoiqu’il advienne nous survivra pour accueillir une espèce plus intelligente, plus hospitalière et plus reconnaissante pour ce qu’elle offre à ses habitants.

Ce serait une monstrueuse catastrophe démoniaque de laisser cette minorité d’illuminés emporter avec elle, la majorité des huit milliards d’humains, dans ce cataclysme planétaire qui se profile.

PANAFRICANISTES SPÉCULATIFS OU OPÉRATIFS

Où sont passés les Juristes de renom de l’Afrique Nouvelle génération ?
Des intellectuels Africains du Continent et de la Diaspora se sont auto proclamés des Panafricanistes. En soit, ce n’est pas une mauvaise chose.. C’est une forme de patriotisme moderne qui n’est pas autre chose que ce fameux “America first”. Personne n’a trouvé à redire sur cette proclamation d’un Président Américain connu de toute la Terre entière.

Alors pourquoi le Patriotisme Africain serait-il plus condamnable !
Le seul problème des Africains est incontestablement un manque d’organisation fondé sur des bases juridiques solides et fiables.

Car toutes ces cacophonies Panafricanistes, à coup de vidéos sur les réseaux sociaux, ont à s’y méprendre un air de déjà vu, déjà entendu. Souvenir de propagande du culte de la personnalité des Présidents Africains des années 1960-2000…

De pâles copies de Démocraties qui se résument à l’organisation de mascarades d’élections qui n’ont de pluralistes que par des montages arrangés sur des base ethniques saupoudrées d’achats de consciences çà et là, pour obtenir un semblant de patchwork clanique.
Aux sorties de ces tripatouillages électoraux, les heureux désignés connus d’avance donnent le change en nommant des soutiens inconditionnels sans compétances avérées, aux différents postes stratégiques de la hautes administration.
À leurs tours, ceux-ci nomment parents élargis à l’extrême et vieux amis(es) aux postes intermédiaires. Cette bandes des copains et de coquins choisissent les exécutants qui leur sont acquis pour gérer les affaires courantes des États.

Dans un tel contexte, il n’est pas étonnant de constater que les pays d’Afrique s’empressent de signer et de ratifier des traités et autres accords internationaux sans en connaître ni les contenus, ni l’esprit encore moins les conséquences et effets futurs.

Il serait sans aucun doute plus pertinent et plus productif que ces Nouveaux Panafricanistes songent à se structurer afin de créer des spécialisations spécifiques où ils pourront être plus audibles et crédibles. Sinon tous leurs discours ressassés et répétés à l’infini sonnent comme : “le chien aboie, la caravane passe’, sans effet et finalement perçus comme une complicité de validation.

L’on reproche beaucoup de choses aux Dirigeants actuels des États africains. Mais la plupart de ce qu’on leur reproche n’est que la conséquence des effets des accords mal négociés dont le plus souvent, des clauses empêchent toute révision sinon à des coûts invraisemblables.
Ce sont aussi des traités vieux de plusieurs décennies dont il est quasi-impossible de sortir sans se saborder dangereusement par ailleurs.

Évidemment quand une ancienne puissance coloniale initie et signe un accord de coopération quelle qu’il soit avec son ancienne colonie, elle prend le plus grand soin de faire en sorte de préserver les intérêts qui l’ont poussé à coloniser ces terres lointaines autrefois inconnues, cela va sans dire, on s’en doute et, pour le coup, bien compréhensible.

On ne peut pas, en l’occurrence, blâmer les Politiques Françaises élus pour procurer un mieux-être à ceux et celles qui les ont élus ! La France est un vieux pays en compétition avec ses voisins et les autres pays de la planète. Ses Dirigeants feront donc tout ce qu’il faut pour garantir le bien-être de leur population. Il appartient aux Dirigeants des Ex-Colonies de penser au mieux-être de leurs populations.

La question  où l’inquiétude est plutôt, que vaut la signature d’un demi-lettré dans un texte juridique de haut vol concocté par des énarques et autres polytechniciens de la Métropole !

Si ces Panafricanistes veulent être utiles, ce que je ne doute pas, il m’apparait important qu’ils se structurent dans l’ordre, avec méthode et efficience. Il urge  que des spécialistes de hauts niveaux en leur sein se donnent des missions d’explorations de tous ces accords et traités.
Il existe très certainement des arguments juridiques pertinents pour remettre à l’endroit ce qui est bancale et rendre nuls et de nul effet ce qui n’aurait jamais dû être tout simplement.

Si les résultats de ces missions s’avèrent inattaquables et tendent vers une nécessité de changement, alors je suis certain qu’il se  trouvera des millions de sympathisants pour signer des pétitions vers des révisions appropriées.

La spéculation intellectuelle ne doit pas rester stérile, elle doit nécessairement aboutir à de l’action opérative susceptible de corriger les inégalités, sources de conflits potentiels.

C’est seulement à ce prix que le Panafricanisme sera d’un apport significatif à la marche de l’Afrique vers une émergence réelle, palpable et salutaire pour les Populations Africaines.

Simplice Nicoué
06 Décembre 2022.

Leçon de masque

Qui parmi tous ceux qui s’indignent de la guerre
en Ukraine peut dire à la face du monde, en guise
de rappel, de quelle manière a-t-il protesté et
de quelles sanctions ont fait l’objet les auteurs
des guerres en l’Irak, en l’Afghanistan, en Libye,
en Syrie et d’une manière générale, les guerres par procuration en Amérique du Sud et en Afrique ?
Les vies Irakiennes, Afghanes, Palestiniennes,
Libyennes, Syriennes, Africaines, Sud-américaines ne sont-elles pas dignes de respect ?

Ne prenez pas les mots pour des idées.
Ne pas être suprematiste, c’est aussi considérer que toutes les vies humaines se valent et méritent les mêmes attentions, le même respect et créent les mêmes émotions.

Et vous autres, ne vous payez pas de mots.
Jugez les peuples par l’exemple de leurs
comportements, par les actes qu’ils posent et non par les belles rhétoriques des discours destinés à dissimuler leur véritable nature.

Les uns ont inventé la présence d’armes de destruction massive, les autres ont prétendu
défendre la démocratie et la liberté.
Aujourd’hui, certains prétendent se protéger de
l’avancée inacceptable de leurs adversaires à leurs frontières.

Quelle que soit la pertinence ou non des raisons,
cette guerre en Ukraine et plus encore, les réactions qu’elle suscite à l’Ouest est un révélateur pour le reste du monde. Un ami a dit, la guerre en Irak, c’était un spectacle à la télé, la guerre en Ukraine c’est l’horreur. Bas les masques !

je n’ai même pas le luxe ni la force de me positionner Pro ou contre Ukrainien ou Russe, occupé que je suis à pleurer mon propre sort.

Bon Week-end

C’est toi qui fait de ta journée une tranche de vie à ton image. Qu’elle soit agréable, belle ou affreuse et ennuyeuse, elle reflète en grande partie ton état d’esprit.
Tu n’es pas obligé(e) d’être négatif ou négative.
Tu n’es pas obligé(e) d’être furieux(se). De toute façon cela ne transformera guère la situation du moment à ton avantage !
Alors, concentre toi sur l’essentiel et Avance.
Reste Zen, garde ton calme, garde toujours une bonne humeur conviviale, courtoise, et empathique. Tu gagneras au moins de la sympathie. C’est le plus beau trésor ! 😇

Série explosive !…

Et maintenant que va faire notre CEDEAO fouettard ? Va-t-elle suspendre aussi le Burkina Faso ? On voit mal comment la même cause ne produirait pas la même sanction !

Et si comme pour le Mali, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) s’embarquent dans le politique, alors c’est toute l’économie de la sous-région qui s’en trouverait gravement perturbée.

Il est vrai que chacun de ces trois pays présente un contexte particulier ! Mais allez expliquer aux populations sciemment maintenues dans l’analphabétisme, les différences de fond qui justifieraient des sanctions différentes !

Le plus effrayant dans toute cette aventure hazardeuse d’égo et de copains de foire, est le risque possible d’une éventuelle dévaluation de notre Franc CFA déjà fortement anémié.

Que c’est triste et outrageusement pathétique d’assister à ce manque criard de vision et de perspectives !

La mèche de la liberté

Une grande histoire est sans doute entrain de s’écrire au Mali. Peut-être est-ce le prémice d’un tournant de l’Afrique ! Peut-être aussi est-ce juste une tempête dans un bocal !

C’est aux Africains de s’engager véritablement dans une dynamique de changement pour prendre le contre-pied de l’autre et entrer suffisamment dans l’histoire de l’humanité moderne. Mais ne dit-on pas qu’une hirondelle ne fait pas le printemps ?!
Combien d’africains s’engageront dans cette dynamique de leur histoire au détriment de leur zone de confort, même précaire ?
Pour certains, le syndrome de Stockholm a fini de tétaniser tout un continent qui semble s’accommoder de ce paradoxe du mourant de soif au bord d’une source d’eau fraîche.
Pour d’autres la prégnance du rapport de force entre l’Afrique et les autres continents ne lui laisse aucune chance pour une alternative favorable.

Le problème du « Néo-Africain », est la complexité de l’agression culturelle et identitaire entreprise depuis le 7ème siècle, d’abord par les Arabes et ensuite par les Européens, avec les « conquêtes, l’esclavage à échelle industrielle et les violentes colonisations spatiales, mentales et spirituelles.
La destruction a été si profonde et si méthodique que le premier rideau d’adversité est d’abord le frère intérieur, fier de plaire au maître.
Autrement dit, dans bien des cas, il faudrait d’abord en découdre avec son frère de sang avant de pouvoir se dresser contre l’envahisseur extérieur.
Mission sans doute possible, mais le goût de la victoire risque d’être très amère.
C’est un choix à faire ! L’amertume ombilicale contre la zone de confort “esclavagisant”.

Il n’y a-t-il pas un juste milieu pour adoucir la coupe ???

C’est maintenant qu’il faut faire preuve de prospective, d’intelligence, de sincérité et de générosité, mais aussi de rigueur.
Il est absolument nécessaire de prendre de la hauteur pour tenir fermement les manettes de ce qui se prépare.
Les grands humanistes et les sages de cette planète devront mettre leurs compétences à contribution. Il y va de l’intérêt de toute l’humanité dont l’Afrique dit-on, est le berceau. il leur faudrait cependant se départir au préalable des relents identitaires dans ses versions suprématistes avilissantes et nauséabondes. Il est indubitable que des relations intercontinentales plus pacifiques, plus justes, plus éclairées, plus empathiques et plus fraternelles rendraient le monde des humains encore meilleur !

Les Politiques ont montré leurs limites.  L’on ne compte plus les mensonges, les turpitudes, les trafiques d’influence et les rétropédalages qui n’émeuvent plus personne. Leur égo  surdimensionné les préserve de tout remord.

Que les apprentis révolutionnaires se ressaisissent et s’assurent que leurs amis d’aujourd’hui ne seront pas demain, les amis de leurs adversaires désignés d’aujourd’hui.
Les États n’ont pas d’amis, seuls les intérêts du moment favorisent les alliances.
Les dirigeants Maliens ne doivent pas oublier que dans le jeu d’influence de la géopolitique internationale, les mouvements de tiroir sont monnaies courantes sur le dos des candides. « je te concède ceci ici, et, là-bas tu détournes le regard »

Il est à craindre qu’une aventure stratégiquement mal préparée n’aboutisse à une situation qui risque de plonger toute la sous-région dans des abysses encore plus profond et plus obscures que ne l’est le point de départ actuel.
Toute réaction uniquement basée sur la révolte primaire, l’impétuosité et l’égo, produit rarement le résultat escompté. Il est donc important de garder la tête froide, pour se faire une idée précise des orientations choisies afin d’en mesurer objectivement les forces et les faiblesses potentielles en présence.

Il apparaît donc raisonnable de privilégier la recherche d’une plus large adhésion aussi bien intérieure qu’à l’extérieur, par la persuasion en mettant de côté l’orgueil et le populisme. Bien au contraire il urge de tout mettre en œuvre pour convaincre les dirigeants ouest africains, du bien fondé du processus engagé. Évidemment il y aura parmi eux des irréductibles affidés de l’establishment. Mais ceux-là, les « collabo »,  devront certainement assumer leur position à l’heure du bilan.

Les hommes passent quand vient le dernier souffle, ce dernier souffle de chacun n’est pas pour autant, l’ouragan du millénaire qui emporte tout sur son passage. Le jour d’après sera après chacun de nous, et, la vie sera encore et imperturbablement sans chacun de nous.

Une mèche a été allumée au Mali à cause de l’arrogance et du dédain de ceux qui n’ont pas compris que chaque 31 Décembre nous éloigne du temps des colonies. On a coutume de dire en Afrique, que l’on ne peut guère arrêter la déferlante de l’océan avec ses bras. Il arrive naturellement qu’à un moment, les enfants s’émancipent et quittent le nid parental. Ils s’établissent et deviennent des alliés, libres de leurs choix de vie. Vouloir les cantonner indéfiniment dans l’enfance et décider de tout pour eux, produit inévitablement des heurts regrettables, source de potentielles fractures irréductibles.
Il est évident que le cas Mali se démultipliera partout ailleurs, tant il est vrai que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Quant à l’organisation CEDEAO créée sous l’égide d’un général putschiste (Gal. Étienne Gnassingbé Eyadema) il y a 47 ans, elle a manqué de tempérance et risque tout simplement l’implosion. Seule une profonde réforme pourrait la sortir de la trajectoire retour de son propre boomerang.
Qui voudrait être à la place de ses dirigeants actuels, tant la vomissure générale suscitée est nauséeuse !
Quant à ceux qui n’ont pas encore compris que tout un continent ne peut indéfiniment exister à la remorque des autres, seul l’aboutissement favorable de ce processus d’auto libération pourrait sonner le réveil de leur propre identité encore engourdie et obnubilée par leur douillet zone de confort aléatoire.
À tous ceux qui, visiblement, n’ont pas vraiment évolué dans leur perception du monde, qu’ils comprennent enfin qu’une terre habitée n’est plus un espace à conquérir. Il n’est plus ni possible ni nécessaire d’asservir pour se servir. Tous les regards convergent désormais vers ce qu’il est convenu d’appeler, “le commerce équitable”, une version moderne du troc où personne n’a le sentiment d’être spoliée ni abusée. Pensez-y à l’occasion !

CEDEAO, la forfaiture africaine.

Pauvre Afrique défigurée !
L’on disait autrefois que sous l’arbre à palabre la sagesse cicatrisait les blessures.
Aujourd’hui, c’est en col blanc que l’on scelle le destin funeste des populations africaines à l’ombre des enceintes feutrées sous le sceaux de la dictature des ego et des intérêts impitoyables.

La solidarité africaine fait place nette à la compétition de qui plaira le mieux aux maîtres.
Comment comprendre cette batterie de sanctions dont on sait pertinemment qui en seront les victimes. Ce n’est pas la Junte au pouvoir et ses collaborateurs qui risquent de voir dans les jours et semaines à venir leur train de vie s’obscurcir.

Qui cherche t-on à punir ? Et pour quelle raison voudrait-on punir ?
Qu’elle différence il y a-t-il entre un coup d’état militaire et un coup d’état constitutionnel ? Tous les deux ne sont-ils pas antidémocratiques ?
De quelle démocratie parle-t-on d’ailleurs ? Il suffit-il d’organiser des semblants d’élections pipées pour se couvrir du manteau de démocrate ?
Mon Dieu, quand va-t-elle prendre fin  cette tragi-comédie ?

Voici autant de questions qui décrivent honteusement l’environnement politique encore puéril de l’Afrique infantilisée par des pantins qui refusent obstinément la maturité et la Liberté.

Le Mali est en feu et en sang, et, tout ce que ses voisins trouvent à faire, c’est y déverser des tonnes de kérosène.

Pourquoi tant de cynisme ? pourquoi tant de mépris et de haine ?
Qu’y-a-t-il de mal à changer un remède jugé inefficace ?
Et pourtant, l’on a coutume de dire que quand la case du voisin brûle, même notre urine n’est pas de trop pour l’aider à éteindre le feu !

Au-delà de toutes les émotions, de toutes les frustrations et de toutes les considérations tendancieuses, la raison humaine, la véritable fraternité africaine et la solidarité de sang commandent l’accompagnement et le soutien fraternel en lieu et place de cette comédie destinée à s’attirer les bonnes grâces d’un maître qui n’a d’autres objectifs que ses intérêts pour servir sa propre grandeur pâlissante.

Que gagne le Vaillant et digne peuple du Mali et la sous-région à organiser des élections précipitées et conflictuelles, desquelles sortirait un pantin à la solde du maître !?
En somme, l’on voudrait conserver sa zone de confort parce-que par égocentrisme et par arrogance l’on n’a pas voulu embarquer dans le train d’un monde qui change à grande vitesse. L’évidence est pourtant inéluctable, l’Afrique d’hier n’est plus celle d’aujourd’hui et encore moins celle de demain. Et cette zone de confort sera de plus en plus ébranlée à mesure que la génération 2.0 émerge avec un nouveau regard dans les rapports à défaut de l’émergence économique tant promise et jamais au rendez-vous. L’on ne pourra guère indéfiniment se prévaloir de sa propre turpitude.

Ce qui doit, sera et personne n’y pourra rien. L’intelligence invite simplement à choisir le mode du changement. Soit se départir du dédain de suprématie et s’engager dans un nouveau paradigme de partenariat gagnant-gagnant, soit s’obstiner dans un conservatisme désuet qui sera balayé plus tôt que tard par la faveur de nouvelles alliances qui se bousculent déjà aux portillons.

Et l’ironie dans tout çà, est que cette triste conspiration ténébreuse de la CEDEAO se tienne au pays de Jerry John Rawlings, Le Vaillant militaire Capitaine qui a sorti le Ghana de la fange où l’avait plongé des civiles politiciens en tout point de vue identiques aux conspirateurs d’aujourd’hui. C’est aussi cela les facéties de l’histoire de l’Afrique dite « moderne » . 

Liberté et Responsabilité

Il y a des moments où le devoir impose de se poser les vrais questions de société avec courage et sans complaisance aucune.
Le concept de la liberté est bien trop souvent brandi pour se prévaloir de tout et de rien. “Je suis libre, j’ai le droit de faire ce que je veux “
Plus rarement est revendiquée la responsabilité comme pendant de la Liberté brandi fièrement. “Je suis libre mais je ne suis pas responsable de ceci ou de cela, même pas des actes que je pose au nom de ma liberté.“
En somme, chez beaucoup de citoyens du monde, la liberté est un droit sans obligation.
On a le droit de commettre un crime pour ses intérêts ou celui de sa communauté sans se sentir l’obligation d’en payer le prix.
Cela pose le problème de la compréhension de la citoyenneté, de la liberté, et des obligations civiles et bien plus encore.

Mais qu’est-ce donc la Liberté ?
“La liberté est la faculté d’agir selon sa volonté suivant les moyens dont on dispose sans être entravé par le pouvoir d’autrui. Elle est la capacité de se déterminer soi-même à des choix contingents.”

Selon l’adage populaire, la liberté des uns s’arrête où débute celle des autres.
Si la liberté est la manifestation de la volonté individuelle, il n’en demeure pas moins que cette volonté est d’abord limitée par la capacité.
Ce n’est pas parce-que l’on veut que l’on peut.
La vie en société organisée impose des contraintes qui sont autant d’entraves au « laisser-faire » sans bornes.
L’intérêt général étant naturellement prioritaire, peut-on se prévaloir d’être un bon citoyen lorsque l’on tente de substitué l’intérêt personnel à celui du plus grand nombre ?

La morale kantienne commande pourtant l’obligation d’agir comme si la maxime de notre action pouvait être érigée par notre volonté en loi universelle de la nature, je cite : « Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle ». Il appelle cette formulation, l’impératif catégorique.

En effet la vie en société implique l’observance de règles générales obligatoires pour toute la communauté. Il ne saurait en être autrement. Car qu’adviendrait-il d’un groupe où chaque individu agit selon ses propres désirs, dussent-ils heurter les autres ? Il va sans dire que cette entité perdrait de ce fait, sa qualité de groupe constitué !
Si chacun faisait la même chose que je fais, cela serait-il profitable ou nuisible à la communauté à laquelle j’appartiens ?
Cette question devrait être le fondement de toute action du citoyen dans la Cité.


Malheureusement nous assistons trop souvent à des comportements qui font peser de lourdes menaces sur l’essence même des valeurs des civilisations de nos sociétés humaines.
La nouvelle logique qui sous-tend les comportements ressemble plus à de l’algorithme robotique qu’à du raisonnement intuitif réfléchi. Au centre de toute cette débauche d’animation désordonnée, trônent les intérêts et les préoccupations d’ordre matériel et financier. L’humain semble avoir été relégué à la périphérie des priorités.

L’intelligence artificielle considérée à priori comme une grande avancée technologique et scientifique risque tout simplement de régenter les nouvelles civilisations humaines dans un rapport inversé où l’homme sera au service de la machine, si des garde-fous rigoureux ne protègent pas la morale humaine et n’accorde pas une place conséquente à l’éthique.

Évidemment dans une civilisation cybernétique toute notion de responsabilité aura totalement disparu au profit du principe de la programmation.
Quel visage aurait alors nos sociétés humaines quand le développement technologique permettra à la machine de pouvoir se programmer elle-même ?

Sans ramer à contre courant du progrès scientifique, fruit de l’intelligence humaine, il me semble primordial de développer d’avantage la notion de responsabilité chez le Citoyen afin qu’une plus grande importance soit accordée à l’éthique. Le monde n’a jamais été aussi dangereusement fragmenté en dépit du concept de la globalisation et du village planétaire.
Ce village est extraordinairement très cloisonné dès lors qu’il s’agit de considérer l’homme comme le centre des préoccupations. Avec une sophistication jamais égalée, la division de classe dans le genre humain a atteint un niveau de perversité insoupçonnée. Il y a ceux qui sont hors de toute responsabilité et ceux qui doivent rentrer dans le rang sous peine de mourir dans la misère avec le sentiment de la fatalité.
Alors qu’il suffit de si peu de chose pour que chacun fasse sienne l’impératif catégorique de Kant chaque fois qu’il opère un choix dans ses désirs du quotidien comme dans sa gouvernance quand il détient une parcelle de pouvoir de la communauté.

Trop de catastrophes et de drames à grande échelle ont impacté le monde sans que les coupables aient eu à en payer le prix de leurs désirs brandis comme nécessités universelles.

L’Irak a été délabré emportant des dizaines de milliers de vies humaines parce qu’un gouvernement a estimé nécessaire d’y mener une guerre pour éliminer des pseudo armes de destruction massive jamais attestées. Personne n’a jamais été mise sur le banc des coupables de mensonges.
S’inspirant de ce précédent d’impunité,  d’autres gouvernements ont orchestré l’élimination du Guide Libyen Mouhamar Kadafi et toute une région d’Afrique en paie aujourd’hui encore les conséquences d’une lubie dévastatrice dont les véritables coupables n’ont jamais été inquiétés.
Que va inventer un prochain gouvernement pour distraire le monde en provoquant une catastrophe planétaire ?

Dans le quotidien de nos interactions, tout le monde veut tout à n’importe quel prix et de toutes les manières sans tenir compte des impacts sur les autres. Tout se passe comme si chaque individu, chaque groupe constitué vit dans une bulle hors du temps et de l’espace communautaire humaine. Les résultats plus que mitigés de la Cop26 en sont une parfaite illustration.
Il se murmure à tort ou à raison, que la COVID19 serait la conséquence de manipulation accidentelle de laboratoire, tout comme en son temps, le VIH SIDA avait été soupçonné de résultats tout aussi accidentels de laboratoire !

Dès lors que les plus hauts dirigeants du monde ne sont jamais mis face à leurs responsabilités, la grande masse des “sans-voix” s’en inspirent et cela devient, comme l’a dit le philosophe Emmanuel Kant, une maxime universelle. La notion de responsabilité morale disparaît progressivement de la société et l’humanité revient au concept de la “raison du plus fort” déguisée en la raison du plus offrant sous l’aspect du positionnement de puissance géopolitique.

De nos jours, toute évocation de la responsabilité renvoie instinctivement, d’abord à la notion de la responsabilité juridique. L’implication morale n’est que rarement et subsidiairement énoncée.
Alors commence le subtile jeu des renvois interminables diluant la responsabilité individuelle. Par exemple, si une tribune s’écroule en tuant des spectateurs, l’architecte dégagera sur le Maître d’œuvres qui lui-même refilera le bébé aux fournisseurs de matériaux qui se retournera vers le financement etc…

Ni Le fabricant de contre façons des matériaux, ni le courtier ou intermédiaire largement, ni le fonctionnaire véreux commissionné ne seront mis face à leur responsabilité. Et de do à fa, tout le monde s’en tirera sans le moindre remord. La seule préoccupation étant de s’en tirer à bon compte ! Au Sénégal, le naufrage du bateau le “DJolla” reliant Dakar la Capitale à la Casamense au Sud du pays, tuant plus de 2000 personnes, est resté impuni à ce jour.
Aucun responsable clairement identifié dans cette hideuse tragédie, c’est juste la faute à “pas de chance”.

Le monde va mal et c’est peu dire ! Encore une fois, l’humanité a largement les moyen de s’auto-détruire sans l’aide de bouleversements climatiques.
Car le véritable bouleversement est plutôt cette régression inébranlable des dirigeants de ce monde en folie qui a sacrifié toutes ces valeurs sur l’autel de cette boulimie de profits insatiables. L’argent, toujours plus encore et encore.
Deux mille ans de civilisation post-pharaonique, c’est sans doute un peu trop pour l’humanité !

S. Nicoué

La France-Afrique revisitée

Je le reconnais, je suis un rêveur idéaliste.
Mais je suis aussi un pragmatique entier et sans hypocrisie. D’ailleurs entre un voleur et un hypocrite, je choisis  sans réfléchir le voleur que je considère comme un moindre mal. Je finirai par l’attraper la main dans le sac, tandis que l’hypocrite est un menteur doublé d’un poison tellement lent et insidieux qu’il est presque indétectable.
Aujourd’hui ma rêverie m’amène à imaginer un voyage dans le temps.
Et si, oui et si, la France-Afrique devenait tout simplement officiel de chez officiel !
Si tous les pays francophones d’Afrique et la France se fédèraient ! Un peu comme dans le projet de la fameuse Communauté « mort-né » avant la toute aussi fameuse vague des indépendances des années 1960.
Attention, il ne s’agit pas de constat d’échec ou de nostalgie, en 1960 je n’avais que 4 ans.
Mais mon constat est plutôt du pragmatisme. Tout le monde le sait, les matières premières de l’Afrique francophone sont directement ou indirectement captées par la France moyennant des arrangements opaques et nébuleux entre les Politiques, les Patrons français et les Chefs d’État africains. Une ampoule sur trois en France s’allume grâce à l’uranium du Niger dont seulement à peine 15% des ménages a accès à l’électricité. C’est un exemple parmi tant d’autres !

Voici plus de Soixante ans que le slogan du Panafricanisme est chanté, brandi et tellement galvaudé qu’il a perdu toute sa substance. Il ne fait plus se lever les populations et n’effraie plus l’extérieur qui a déjà savamment tissé sa toile et installé son réseau de dispersion comme ce fut le cas à la veille de l’accession de ces pays africains à la Souveraineté internationale.

Par ailleurs, il faut bien se mettre dans la tête qu’en vertus des alliances européennes et de l’Otan, toute action négative contre la France sera automatiquement désavouée et combattue par ses Alliés.
Il ne reste que la Fédération de Russie et la Chine comme probables soutiens au cas où !
Or quel est notre poid commercial et économique pour elles face au marché de l’alliance occidentale ! Si peu.
Le pragmatisme s’invite alors avec force et vigueur. Quand une solution ne fonctionne pas, il ne faut pas rechigner à envisager toutes les autres options possibles. Sauf si l’Afrique francophone accepte comme une fatalité le fait de se faire spolier éternellement de toutes ses ressources sans aucune contrepartie substantielle profitable au plus grand nombre.
Il ne faut pas se faire d’illusions, les nouveaux partenaires ne seront pas plus délicats ni plus équitables et accommodants que les autres.
Car le problème est aussi et surtout, la vénalité excessive de la plupart des dirigeants de nos pays.

Dans la « Nouvelle France-Afrique », toutes les ressources seraient mises en commun. La libre circulation des personnes et des biens serait totale, plus de Visa de part et d’autre !
Un état des lieux des ressources naturelles serait établi.
Un pourcentage à déterminer de commun accord sur la valeur de ces ressources serait consacré à la construction des infrastructures de base. (interconnections ferroviaires, autoroutières entre toutes les capitales, hôpitaux, écoles, industries lourdes, électricité, adductions d’eau, refonte de l’administration…)
La France serait en pleine emplois. Ses entreprises auraient un marché plus grand et de nouvelles possibilités de production.
L’Afrique serait en plein chantier, donc également en plein emplois et certainement, sans terroristes.
Des sites d’exploitations et de productions nouvelles de part et d’autre verraient le jour.
L’indice de développement humain de l’Afrique serait en hausse.
Le chômage en France ne serait plus qu’un lointain souvenir historique.
Les populations s’installeraient où elles voudront, en veillant toutefois à respecter un équilibre sécuritaire nécessaire. Bref, d’un côté comme de l’autre, Les possibilités seraient immenses !

Mais, il y a juste un mais. Et il est de taille. Le désarmement du cœur et de l’esprit des préjugés, des complexes raciaux et de l’hypocrisie.
Car plus que la faim et les maladies, c’est de l’intérieur de nos cœurs et de nos esprits que se distillent la misère et la mort inéluctable certes, mais domptables que nous refusons de dompter. Et pourtant il nous faut dépasser ces aberrations extrémistes d’un autre âge qui n’honorent guère l’humanité. Nos différences devraient nous enrichir au lieu de nous condamner à une décadence certaine.

La France avait habilement refusé la Communauté, parce qu’elle ne voulait ni se mélanger avec ces “sauvages”, ni prendre en charge le développement de ces jeunes États Africains. Elle avait son propre agenda. Celui d’obtenir sans peine et sans bourse délié ce dont elle avait besoin. (les fameux accords secrets).

Elle avait offert l’Indépendance sur un plateau d’argent en effectuant une savante passation de Services à ses affidés choisis devenus les nouveaux Princes vassaux.
Mais les temps ont changé. La Chine s’est réveillée et l’occident tremble et se craquelle sous les coups de boutoir des nouveaux “Maîtres” du monde que sont les “Émergeant », la Chine et les États-Unis.

Alors, soit on revisite le passé, soit on disparaît de la scène vers les coulisses côté France. Et, côté Afrique on se retrouve dans soixante ans, encore plus pauvre que maintenant, quand les industries se seront affranchies des matières premières naturelles.

Le destin de l’Afrique et de l’Europe sont lié par l’histoire, aussi violente et douloureuse soit-elle. Il est temps d’absorber le passé et d’en faire un puissant levier pour un futur réconcilié et plein d’espoir. On oublie presque que les États-Unis et le Canada furent des colonies britanniques ! La France a décapité son Roi, si elle s’empute définitivement de ses membres, elle croupira au nième rang des nations. L’Afrique a pour elle sa jeunesse, mais ce bel avantage pourrait être aussi son talon d’Achille si elle ne trouve pas rapidement les moyens d’en faire une armée de bâtisseurs.

Provocation ? Proposition ? Opinion ? Ou tout simplement une façon d’ouvrir le coffre des accords et des contrats sulfureux ? Qui sait ??? Chacun aura sa p’tite idée après avoir lu ce rêve ! 🤷🏾‍♂️

Cop26, Responsabilité & Équité

Il faut espérer que la sagesse, la raison et surtout l’amour de l’humanité, président aux travaux de la Cop26 qui se tient en ce moment à Glasgow.
Seuls les scientifiques et et les spécialistes sont capables de faire des démonstrations et des analyses complexes auxquelles très peu de personnes comprennent d’ailleurs grand chose.

Pour le citoyen lambda que je suis, je me contente de considérer la situation de façon plus simple. J’entends dire que les pays en développement et principalement l’Afrique, est très peu génératrice par elle-même de pollutions nocives pour le climat de la planète. Cette affirmation est à nuancer.

L’Afrique est grande productrice de matières premières minérales et végétales. Cela ne se fait qu’au prix de grandes destructions du biotope naturel de considerables dégâts sur l’environnement.
Il serait plus juste de dire qu’elle ne bénéficie pas à sa juste valeur, des retombés matérielles et financières à la hauteur de ce qu’elle apporte en ressources, au développement des pays riches industrialisés.
Il est donc légitime que ces pays lui paient un juste prix ce qu’ils ont depuis toujours obtenu aussi facilement à travers des marchés de dupe.
C’est sans doute cette facilité qui pousse d’ailleurs au gaspillage et par conséquent, à la surexploitation des ressources de la planète.

L’Afrique, comme les pays pauvres des autres continents, ne peuvent pour autant se soustraire des contraintes des obligations qui s’imposent à l’humanité pour la préservation du climat de notre maison commune, la Terre.
Ce serait agir comme si des passagers des ponts inférieurs du bateaux, décident de faire une brèche dans la coque du navire pour se venger des riches occupants bruyants des ponts supérieurs.
Le bateau sombrerait bien sûr, mais ces passagers d’en-bas seraient évidemment les premiers à se noyer, exactement comme l’Afrique paye la première, mais sans avoir décidé quoique ce soit, les conséquences du dérèglement climatique.

C’est pourquoi le Reste du monde doit dans le même temps, arrêter cet excès d’arrogance et de suffisance hégémonique vis-à-vis de l’Afrique.  L’Afrique ne quémande aucune générosité indue, ni aucune charité de misérable nécessiteux.
Elle réclame avec trop d’obséquiosité sans doute, un retour d’ascenseur, un juste retour de sa trop grande générosité. Il est temps que ceux qui se sont industrialisés grâce à ses ressources, lui manifestent à présent une gratitude équitable, puisqu’ils ne sont pas capables de solidarité spontanée. C’est vrai que nul ne peut contraindre à la gratitude ! Mais alors, on ne peut guère demander à l’Afrique de renoncer à son tour à un développement légitime avec les moyens du bord dont elle dispose, pour le bénéfice de ses populations.
C’est toutefois vrai que les leçons apprises des erreurs des uns doivent s’imposer également aux autres pour éviter à tous une catastrophe générale.
Mais il est aussi juste que les bénéfices de ces erreurs doivent profiter à tous dans des proportions équitables. Sinon la tentation de reproduire les mêmes causes conduisant aux mêmes effets destructrice, sera d’autant plus grande que le désir de tous les êtres humains, est d’aspirer aux conforts du bien-être.

La responsabilité des plus puissants est profondément engagée et leur réelle volonté de l’assumer devrait conditionner l’attitude des plus faibles.
Cette Cop26 est l’occasion pour ces pays riches et industrialisés, qui font des Droits de l’homme, les bases de leur Civilisation, de prouver qu’ils sont effectivement crédibles, dignes de confiance et de véritables qualités humaines.

Il est déjà affligeant de constater que ces grandes puissances commencent à installer dans l’esprit de la communauté des pays pauvres, leur propension à prendre des libertés avec leurs propres promesses.

Espérons que pour une fois, ils feront preuve de responsabilité, de sincérité et de réelle volonté de changer les choses dans le bon sens.

L’avenir de l’humanité en dépend. La Terre elle, nous survivra !

Concupiscence et trahisons

Certains des Chefs d’État  d’Afrique et/ou leurs principaux compagnons et collaborateurs des années 1960, sont nés et ont vécu leur tendre enfance dans des villages typiques des profondeurs de l’Afrique comme celui-ci.

Après leurs études primaires dans la bourgade la plus proche à peine mieux lotis, Les plus chanceux ont atterri dans les collèges de la capitale régionale ou du pays, encore sous  administration coloniale.

Une fois intégré dans la haute administration du pays nouvellement indépendant, ils ont découvert la métropole colonisatrice, soit à la faveur d’une mission officielle, soit en voyage d’agrément.
Cette première prise de contact avec la métropole, a été un choc brutale pour la plupart d’entre eux. Un autre monde, on dirait même une autre planète étalait tout son faste et toutes ses merveilles sous leurs yeux incrédules.

Choc ou émerveillement, ces villageois de cases en terre battue couvertes de chaume, à peine remis de l’enchantement où les avaient plongés la vue des bâtiments coloniaux de leur capitale, se retrouvent immergés dans0 la gigantesque ville aux larges avenues encombrées d’autos vrombissantes, de la métropole.

La rupture d’avec leurs univers est si brutale que les pauvres fonctionnaires, perdu dans cette immensité insolentes, en perdaient presque l’objet de leurs missions.

Avec le recul, il est permis d’imaginer que cela a particulièrement contribué à leur docilité devant les sollicitations de leurs homologues métropolitains et « instructeurs ».
En effet il semblerait que ce fameux complexe d’infériorité de certains dirigeants africains ne serait pas uniquement dû à l’atavisme ou si l’on préfère, au syndrome du colonisé. La fascination de la Métropole a certainement été si forte sur certaines élites africaines de ces années 1960,  qu’elles en sont arrivées à préféré celle-ci à leur pays, noyant ainsi le patriotisme dans l’intérêt personnel individuel. Tout le monde a en mémoire les acquisitions fastueuses de châteaux et d’appartements huppés, richement meublés et de luxueuses automobiles, timidement et sélectivement baptisés de “biens mal acquis”.  Quid des receleurs !
Si l’on ajoute à la séduction visuelle, la mielleuse accommodation sciemment offerte à dessein, il ne faut dès lors pas s’étonner de la facilité avec laquelle des contrats et autres accords léonins ont été conclus à la va-vite et en catimini, à l’avantage de l’hôte ! C’est en effet connu, il ne suffit pas de savoir séduire, il faut également être attrayant !

Pour se soulager la conscience de cette grossière concupiscence, il fallait en retour, offrir du mirage à leurs populations.
Alors certaines capitales africaines autrefois petites bourgades, ont pompeusement été transformées en “perles”, côté jardin.

Même si côté cour, le spectacle était moins étincelant.

Qu’importe, pour  une population née ici :

Le côté cour apparaissait bien évidemment comme une évolution que l’on ne pouvait pas se permettre de bouder ! Armée d’une foi inébranlable, l’espérance de lendemains meilleurs était plus dure que les taules rouillées de son taudis.

Pauvre Afrique malade, toujours trahie par ses élites obnubilées par l’appât du gain facile personnel, au détriment de son devoir élémentaire de donner le meilleur d’elles-mêmes au service du bien-être collectif de ses populations dont elles se sont auto-proclamées les guides éclairés.

Demain sera un autre jour chère Afrique. ✌🏾

CFA, ECO, CACOPHONIE

Je ne suis ni économiste ni financier. Mais j’en ai plus que assez en tant que citoyen lambda, de voir toutes ces gesticulations et ses contorsions malsaines autour du Franc  CFA.

Le Ghana, la Guinée, la Gambie, le Cap Vert, la Mauritanie, le Nigeria, la Sierra Leone, la Zambie, le Mozambique, l’Ouganda, l’Angola, la  Tanzanie, la RDC, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, l’Éthiopie, le Kenya la Namibie, … et bien d’autres, ont chacun leur monnaie.
Qui peut me dire en quoi un seul de ces pays est à l’agonie face aux pays de la zone CFA  ???
Le « Miracle Ivoirien » s’est fait avec le Franc CFA, me dit-on ! Oui mais, on connaît la suite, le Ghana, le Kenya et même l’Éthiopie sont  depuis, passés devant !..  Et surtout le Rwanda est en plein essor avec son franc Rwandais ! Ça fait réfléchir …

Arrêtons de nous faire balader dans tous les sens par des gens qui ont leur propre agenda.

Que nous apporte concrètement ce Franc CFA au regard des potentiels de nos États face à ceux qui, courageusement ont choisit de prendre en mains leur propre système monétaire ?
Nous manquons juste de courage, de prospective, de responsabilité, de vision et surtout du sens du sacrifice de soi pour les générations  futures. Et ce n’est pas rien ! Là est toute la différence entre nous et les autres.

Nous voulons à la fois semer, récolter et consommer tout, de notre vivant.
Nous n’avons aucune projection de nos sociétés dans le moyen, le long et le très long terme.
Nous sommes constamment dans l’immédiateté de nos petits intérêts du moment présent, là où d’autres projettent et conçoivent ce qu’ils  veulent pour leurs sociétés dans les 50 années à venir.
Franc CFA, Eco ou autre chose, aucune monnaie n’est en soit un miracle.

Le miracle se trouve dans le don de soi, dans l’amour de la Patrie, et tout simplement dans la réalisation de soi au sens le plus élevé du terme. En l’occurrence, la maîtrise du système monétaire et économique devrait être l’évidence de la souveraineté affirmée de la patrie dont on a le privilège de présider à la destinée.

Avant de s’intégrer dans de grands ensembles régionaux, il me semble indispensable d’affirmer d’abord notre propre indépendance structurelle pour mieux évaluer le bénéfice à tirer de cet ensemble. Cela me paraît un pré-requis fondamental qui permet une saine appréciation de sa propre capacité à converger vers un meilleur devenir.

Avec ou sans Franc CFA, rien ne changera si les mentalités n’évoluent pas vers un autre rapport avec le travail.

Il nous faut véritablement et sans faux fuyant, intégrer à la fois, dans notre manière d’être et dans notre perception de la marche du monde, le sens de la responsabilité  et une autre dynamique d’approche de nos priorités.

Plus de 60 ans après nos « Indépendances factices », nous sommes encore sur les mêmes routes coloniales, les mêmes ports coloniaux,  les mêmes hôpitaux coloniaux, les mêmes écoles coloniales, les mêmes bâtiments administratifs coloniaux, les mêmes  marchés coloniaux et parfois les mêmes palais présidentiels coloniaux !…

Pendant ce même temps certains de nos dirigeants  sont devenus subitement des milliardaires avec des salaires de fonctionnaire ! Ils se  sont bâtis des fortunes capables de financer la réalisation d’innombrables infrastructures modernes. Et pourtant aucun d’entre eux n’est l’héritier d’un  riche industriel connu !…
Tout le monde le sait et tout le monde se tait.

À force de toujours vouloir une chose et son contraire, que voulons-nous à la fin !?!

La France n’est pas raciste

Contribution Ibrahima Nour Diagne.

Elle est juste perdue dans les arcanes de sa mutation et ne parvient pas à mobiliser ses meilleures intelligences pour relever le défi de sa survivance.

Le débat politique actuel en France est vicié par une surenchère raciste, que certains médias acceptent, à ma grande surprise, d’en faire l’écho.
La France est-elle une nation blanche, judéo-chrétienne ?

A l’évidence non. La France est un rassemblement. Ceux qui exigent d’elle cette qualification sont le plus souvent eux mêmes, incapables de justifier leur filiation avec la France sur plus d’une génération.

Mais plus largement, tant que la France conservera son prolongement territorial aux Antilles, en Guyane, en Polynésie sans oublier la réunion, Mayotte,…elle devra accepter qu’elle est multiculturelle, multi confessionnelle et multiraciale.

Venons-en maintenant à l’immigration.  La France peut elle refaire son histoire coloniale et  soustraire de sa conscience sa responsabilité dans la composition de sa démographie ?

La France n’existe pas sans son histoire et son histoire n’existe pas sans les vérités crues de son œuvre passée et présente avec les peuples des nations qu’elle a dominé.

Il faut distinguer les défis de l’immigration contemporaine qui est la résultante du mal être des jeunes issues des pays dits pauvres ; des défis de l’intégration des communautés en France.

Ces questions sont complexes et ne peuvent être résolues qu’avec la clairvoyance du génie français et en toute sérénité. 

Ce n’est pas une histoire de générosité mais une exigence de réalisme. 

Une France fermée et raciste est une petite France qui ne pourra plus rayonner ni culturellement, ni économiquement, ni sportivement, ni géopolitiquement.

En réalité, l’enjeu qui se joue dans le débat politique français sur les questions de race et de religion constitue un tournant qui forcément réconciliera les français avec le réalisme.

Dans le monde entier, la responsabilité des élites,  c’est de consolider les acquis civilisationnels pour  garantir les cohésions,  et non d’attiser la rancœur des ignorances pour imposer des clivages dont nul ne tirerait profit.

Mon Sénégal a aussi ses défis,  mais n’a pour l’instant jamais ouvert le livre des ambiguïtés raciales et religieuses pour y trouver les ressorts de sa grandeur.

 » Ibrahima Nour Diagne. »

Quand la « Publicité politique » s’invite en milieu scolaire

Contribution Marem Kanté

Marem Kanté

Lorsque l’on constate des dérapages notoires dans le milieu éducatif, il nous apparaît essentiel de tirer la sonnette d’alarme avant que les choses ne  s’empirent.

Qui dit Ecole, dit Éducation.

Et qui dit Éducation, dit Développement.

L’éducation n’est rien d’autre qu’un projet de société. C’est le Temple du Savoir qui prépare les membres de la société à devenir des modèles de citoyens outillés et formés pour servir la société dans tout ce qui a trait à son développement  économique, juridico-social et culturel.

Le civisme, la citoyenneté et le patriotisme ne sauront manquer dans le développement d’une Nation digne de ce nom. Car pour réussir ce projet de société, il faut un  engagement fort de la part de tous les citoyens et particulièrement des politiques qui ont en charge la gestion de la chose publique.

Ce qui se passe en ce moment est inadmissible et inacceptable.

 La rentrée scolaire coïncidant avec la campagne électorale pour les échéances  municipales, depuis quelques temps, nous remarquons sur des médias des  politiciens distribuant dans des établissements publics des kits scolaires (sacs et cahiers) estampillés à leur effigie.

Philanthropie ? Mécénat ? ou Promotion narcissique ? Attention !

Chacun de ces mots a une connotation bien particulière et un objectif clair et précis !

En communication, l’on a tendance à dire que « Une image vaut mille maux ». Mais  encore faut-il que l’image porte en elle des codes percutants qui n’ont pas besoin  de mots mais dont la seule vue renvoie à des messages forts.

Ce qui est sûr est qu’en aucune manière, l’école sénégalaise ne saurait être une  arène d’exploitation pour le politique. 

Si on laisse faire, les établissements scolaires vont devenir des cibles de publicité  narcissique de la classe politique.

Il est plus que urgent d’établir un Code de l’Education au Sénégal.  

Car ça part dans tous les sens. Si n’est pas les grèves des enseignants avec leur  slogan « oubi tèy – teudj tèy », ce sont les dérapages des élèves eux-mêmes. 

Et aujourd’hui, cerise sur le gâteau, c’est le politique narcissique qui ramène son jeu  dans la scène scolaire.

Le “paraître” ne sert pas une Nation. Mais le “Savoir”, Oui!

La Jeunesse est candide, elle ne consomme que ce que les adultes lui donnent.  Alors! Donnons à notre jeunesse ce qui la grandit! Offrons à nos enfants ce qui leur  servira demain, afin que devenus adultes, ils puissent servir la Nation avec Dignité  et Engagement.

Le Connaissance utile est ce qui sert le savoir-faire et le savoirvivre. Autrement dit la compétence et la qualité.

Donnons à nos enfants ce qui leur est utile pour leur apprentissage de la vie.  Apprenons-leur la CONNNAISSANCE NECESSAIRE et UTILE à la société et à  eux-mêmes leur permettant d’être en avant-poste dans tous les domaines du  SAVOIR-FAIRE et du SAVOIR-VIVRE. 

En estampillant des effigies personnelles sur leurs cahiers et sacs scolaires, de  surcroît à des fins politiques, nous ne leur apportons aucune plus-value dans leur  apprentissage. 

Plutôt que de PROMOUVOIR le SAVOIR-PARAÎTRE, cet ego narcissique qui  conduit à toutes les dérives, il y’a mille façons d’accompagner les établissements  scolaires dans l’instruction de la jeunesse pour le rayonnement de la Nation.

 Il est de la responsabilité de tout acteur public et privé et plus particulièrement de  celle du politicien, de surcroît agent de l’Etat à contribuer à la formation des  populations pour en faire des citoyens modèles engagés dans la défense et la  promotion des valeurs nobles et enjeux de la société. Et ceci ne peut se faire qu’à  travers un pertinent programme d’actions de sensibilisation et d’encadrement afin  d’inculquer des codes civiques et étiquettes patriotiques.

Comme quoi, quand on veut, on peut !

Il suffit d’une bonne dose de volonté politique pour que ça bouge.

Le temps et l’argent utilisés par ces politiciens pour la confection de ces kits  pourraient mieux servir l’INTERET PEDAGOGIQUE.

 Au lieu de fournir des cahiers et sacs à l’effigie du politicien, il serait mieux indiquer  pour ce dernier, dans un sens patriotique, d’établir dans son « Agenda annuel au  service de la Nation », un  « programme de Journées en milieux scolaires » pour  aller à la rencontre des élèves et le corps enseignant et organiser avec eux les  activités suivantes :

 • Concours scolaires thématiques avec fournitures de kits pédagogiques;

• Opérations diverses sur la citoyenneté, la culture et les actions civiques;

• Commémoration de dates historiques de la Nation, de la localité ou de

personnages historiques;

• Actions locales sur l’environnement, l’économie domestique et l’éducation   avec des messages forts sur la santé, la nutrition, l’alimentation,

l’énergie, l’eau, l’hygiène, la prévention routière, la gestion responsable des  réseaux sociaux et autres travaux manuels utiles à la société, etc.

Toutes ces activités étant des plus-values à la formation pédagogique, contribuent  à l’émergence d’une Nation. En s’y attelant de cette manière, tout le monde y gagne.  Le politique et école. SURTOUT LE MAIRE DE LA LOCALITE.

Ce qui bien entendu, ne l’empêchera pas de faire apparaître DISCRÈTEMENT son  nom sur les supports fournis sans ostentation et sans choquer l’opinion publique.

Vive la citoyenneté dans sa plus simple expression !

One love 

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Plume de Citoyenne 

Marem KANTE 

Mercredi 20 octobre 2021

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Marem KANTE – Plume de Citoyenne (marem.kante@gmail.com)

Mondialisation

La « Mondialisation économique » n’est pas vraiment un phénomène nouveau.

La « Mondialisation économique » peut être décrite comme un processus historique consubstantiel à l’activité humaine qui s’accompli en fonction du développement successif  des moyens de communication et de transport.

Ainsi l’on peut évoquer l’activité des Phéniciens qui, dès la haute antiquité ont établi des comptoirs commerciaux depuis les territoires de l’actuel Liban jusqu’à l’ensemble du pourtour méditerranéen. 

L’on pourrait évoquer également les « routes de la soie » plus proches de nous dans le temps. Tout le monde a en mémoire le plus célèbre des voyageurs de ces « routes de la soie », le légendaire Vénitien Marco Polo.

Après ces glorieuses époques évoquées plus haut, vint une autre forme de « mondialisation » caractérisée essentiellement par l’exploration et la colonisation pure et simple de « nouveaux mondes » vus du « vieux continent » c’est-à-dire d’Europe.

Si les Phéniciens et les Orientaux étaient mus par le soucis d’étendre leurs espaces commerciaux, les Européens au contraire, étaient plutôt animés d’une toute autre idée ; Étendre leur hégémonie sur les contrées nouvelles considérées comme des propriétés acquises par découverte, comme si les autochtones n’avaient pas découvert ces lieux avant eux !

Ainsi, au gré des conquêtes et des butins de guerres, naquirent les différentes zones d’influence de notre monde contemporain.

Quand vint les temps de paix, la sagesse humaine commanda la nécessité de mettre en place de grandes organisations de régulation des relations humaines sous le manteau d’un Organisme supranational – L’Organisation des Nations Unies- avec ses différents Organes dont ceux spécialisés dans les flux commerciaux et financiers.

Cette sagesse de paix n’a toutefois pas fait oublier l’appétence des intérêts hégémoniques.

Alors, cette « Mondialisation économique » version moderne laisse-t-elle encore une place pour les cultures locales ? 

Le développement des sciences sociales a démontré concomitamment à l’essor des échanges commerciaux, le rôle primordial de la puissance de la culture.

Comment asservir une communauté importante de consommateurs potentiels. L’une des réponses à cette question a consisté à créer le besoin. Créer des besoins artificiels nouveaux qui correspondent à l’usage culturel du produit proposé.  Cela a été un moteur de distribution à large échelle pendant des décennies dans les territoires sous influence. Ces besoins artificiels étant par nature théoriques, sont rarement conformes aux éléments constitutifs des cultures locales.

Cependant, de ce choc sort rarement un réel vainqueur. Un troisième larron vient à tirer les marrons du feu. Cette cinquième colonne est tout simplement l’émergence d’une culture hybride. Celle que certains nomment la Culture mondialiste.

Donc au final, il est permis d’émettre un constat :

La mondialisation moderne est la résultante du développement fulgurant des moyens modernes de communications et de transport des biens et des personnes.

Ce développement a donné à l’homme de réduire la pénibilité des transports en même temps qu’il a réduit les distances en rapprochant les communautés les unes des autres. De tout cela il en résulte un brassage plus grand qu’il n’en a jamais été.

Cette interpénétration à large échelle donne lieu à des transformations culturelles multiformes.

En dépit des avatars déplorables d’un monde difforme parce que sans visage et sans encrage tangible, l’humanité poursuit inexorablement sa mutation sans doute dans le sens de l’expansion de l’Univers. Les hommes et femmes de progrès que nous sommes avons l’impérieux Devoir de veille quand à la nature équitable, solidaire et juste de ces bouleversements positifs. C’est le sens de notre promesse, bâtir un monde meilleur et plus éclairé.

Nous choisissons volontairement de ne pas opposer le progrès technologiques et scientifique à la culture et par extension, à la tradition. Nous croyons qu’une culture ne doit et ne peux être figée si tant est vraie que l’homme fait la culture et non l’inverse.

Force est cependant de reconnaître le caractère sélectif des bienfaits de cette mondialisation économique. Les Sociétés traditionnelles plus fragiles doivent bénéficier de l’attention et de la solidarité universelle dans un accompagnement approprié qui rendrait moins brutal les leviers du progrès scientifique et technologique. Cet accompagnement ne doit point être un paternalisme condescendant mais un tribut pour conférer à l’homme le sens de la fraternité universelle.

Tradition et Développement

L’éducation de nos enfants dans un monde de plus en plus globalisé, introduit de facto la multi-culturalité. Tiraillé entre la langue de l’école et celle des parents, quel Africain préparons-nous pour demain ?

Et pourtant ce plurilinguisme a toujours existé en Afrique. En réalité si l’apprentissage des langues coloniales constitue encore un blocage psychologique pour beaucoup de personnes, c’est parce que ces langues véhiculent un passé encore douloureux.

Cependant, ces langues sont devenues un puissant facteur de communication qui permet à tous les Africains d’interagir d’abord entre eux, et, avec le reste du monde.

Il est toutefois important de souligner le caractère hégémonique de leur enseignement dans nos écoles au détriment de nos langues locales. Cette fracture pourrait, si on n’y prend garde, conduire à la perte du support de nos valeurs et de nos traditions.

Mais plus que l’identité linguistique, ce qui mérite notre attention est celui de notre rapport au travail et surtout la gestion du temps et des Hommes.

Pour les uns, le temps semble à notre disposition. Alors que pour les autres, c’est à nous de nous adapter aux contraintes qu’il impose.

Pour d’autres encore il semble que la gestion du temps n’est ni plus bonne, ni plus mauvaise ici qu’ailleurs.

Or selon qu’il soit bien ou mal structuré, le temps conditionne la qualité du travail. 

Culturellement le travail et l’organisation sociale sont intimement liés. Les Castes de métier, la structure sociale avec ses classes d’âges, ses privilèges et ses passe-droits sont autant de lourdeurs qu’il convient de redimensionner afin de permettre une meilleure lisibilité de notre savoir faire.

Car nos cultures regorgent de savoir faire et de savoir être parmi lesquels l’attention prépondérante accordée à l’Homme.

Les maux qui, ailleurs se nomment, solitude,  stresse, perte de repère bref, déshumanisation; Là où il n’y a plus que des numéros et des références, ici il y a encore un nom, une personne de chaire et de sang, une oreille attentive qui a du temps à l’écoute.

Cependant, cette attention particulière conférée à l’Être humain dans sa reconnaissance en tant que source de vie et non ressource de production, n’est elle pas aussi une trop grande ouverture à la passivité et à la facilité  ?

Ici point besoin de se tracasser outre mesure pour le gîte et le couvert, disent les mauvaises langues. A moins d’une catastrophe générale, personne ne dort dehors et personne ne meurt de faim !!!

Alors pourquoi se fouler la cheville ! Ne dit-on pas que Dieu pourvoit à manger à chaque bouche qu’il a ouverte !?

Ici plus qu’ailleurs sans doute, le travail est un moyen de se nourrir, de se procurer des biens matériels et de s’acheter un positionnement social. Il est rarement perçu comme une source d’épanouissement et de réalisation personnelle.

On travaille bien souvent pour le patron ou pour le chef. L’agriculteur exerce une agriculture de subsistance, le pêcheur pêche pour les besoins du jour, le chasseur ne va à la chasse que quand il n’y a plus de viande.  

Il serait prétentieux  de croire que l’Afrique est la terre des vertus, de l’amour du prochain et de la nature. Telle n’est pas notre revendication.

Mais ici sans doute plus qu’ailleurs, l’humain demeure encore la principale richesse. Parce qu’au fond de nous, depuis la cellule de base, nous percevons l’Être humain dans sa capacité initiatique traditionnelle. Cette approche nous permet de prendre l’homme dans toute sa dimension physique et spirituelle. Les deux aspects étant intimement liés, l’Homme n’est pas considéré comme  une (Ressource humaine), une machine de production. Sa vie est en soit, une part de l’énergie cosmique qui participe à la vie collective. Même s’il ne produit pas de richesse quantifiable, il favorise la Vie tout court. (S’il n’y a pas de mendiant pour recevoir l’aumône et le sacrifice du riche, la société s’en trouverait profondément bouleversée).

Pourtant les choses changent. Il n’est un secret pour personne que généralement le discours social et politique reste certes, très valorisant. Mais souvent dans la pratique, des distorsions importantes nées des attitudes induites par une mutation socio-économique où le pouvoir de l’argent écrase les valeurs traditionnelles, sème la confusion.

Malgré tout, il est évident, l’Africain doit nécessairement s’ouvrir sur le reste du monde avec les armes de la concurrence internationale. Il serait malheureux et franchement irréaliste, voire malhonnête de prétendre que par une réaction somme toutes tardive, nous devons à tout prix continuer de chérir la nostalgie d’une Afrique que beaucoup d’entre nous, n’avons certainement, jamais connue.

Nous sommes riches de notre diversité culturelle, de nos traditions plusieurs fois millénaires, de nos immenses ressources énergétiques et minières. Nous en sommes tous, très fières. Nous en prenons conscience grâce aux outils de la mondialisation.

Mais concrètement, avons-nous la volonté de nous émanciper de la misère ?

Aussi triviale que paraît la question, force est de reconnaître l’immobilise qui confine nos potentialités dans une sorte de réserve intouchable. Comme si nous n’en percevons point la valeur et le formidable essor que pourrait connaître nos populations si de véritables projets de sociétés étaient mis en œuvre. Tout semble se passer comme si nous acceptions de mourir de soif au bord de la fontaine.

A la faveur de nos traditions, nous acceptons avec fatalité notre situation comme étant d’avance écrite ou décidée par une foultitude de divinités et de croyances insensibles aux maux et à la misère.

Devant ce constat délicat, nous intellectuels initiés aux mystères de la lumière, nous devons montrer le chemin avec humilité sans verser dans le dirigisme dogmatique. Nous avons simplement le DEVOIR de rendre contagieux notre engagement vers le progrès. Nous avons pour nos populations, un DEVOIR de prospective et de guidance.

Nous devons apporter notre saine contribution au bouillonnement du changement induit par la globalisation. Notre dignité d’humain nous y oblige. Notre appartenance à cette supposé élite nous y oblige trois fois. Nous le devons pour que le sacrifice de nos parents et de nos familles ne soit pas vain. Nous ne pouvons pas continuellement recevoir et consommer sans rien proposer en retour.

Pour cela il importe de rendre lisible notre savoir faire, en faisant en sorte que notre savoir être traduise notre spécificité de façon compréhensible pour le reste du monde. Cela impose de dégrossir nos traditions, les débarrasser des scories, polir la pierre brute pour qu’elle trouve sa juste place dans l’œuvre du développement de nos sociétés.

Il nous faut expurger de nos traditions et coutumes, les lourdeurs qui empêchent toute posture verticale afin de regarder les autres en face sans complexe et sans défiance. Des pistes de propositions parmi d’autres sont à explorer :

– Promouvoir l’enseignement effectif de nos langues locales dès la petite enfance dans nos écoles.  Cela contribuera à asseoir une véritable identité.

– Ouvrir d’avantage nos frontières pour permettre une libre circulation véritable des personnes et des biens. Il est inadmissible que nos regards soient constamment tournés vers le Nord et maintenant vers l’Est.

– Promouvoir le goût du travail bien fait et contribuer de façon significative à l’élaboration des normes régionales cohérentes internationalement compréhensibles à partir des éléments valorisants de nos cultures et traditions positivées.

– Décomplexer véritablement nos mentalités et notre esprit afin de pouvoir établir par nous-mêmes, nos propres grilles d’évaluation et de validation. Cela nous éviterait de nous regarder nous-mêmes avec les yeux des autres.

– Revisiter nos principes de solidarité, de fraternité, d’éthique et d’entraide pour les débarrasser de ce qui pourrait les corrompre par des pratiques d’assistanat et d’ostentation aux fins de les recadrer dans leur contexte authentique de dignité et de respect de la personne humaine.

– Inventorier, sauvegarder et protéger les patrimoines culturels et les technologies traditionnelles. Des pyramides ont été construites sans grues ni fer à béton. Cela devrait nous faire réfléchir au lieu de brandir sans cesse, béatement notre descendance Pharaonique.

– Promouvoir les compétences réelles plutôt que les relations tribales et ethniques.

– Le retour à nos véritables croyances traditionnelles pourrait nous amener à mieux respecter nos ressources et éviter les gaspillages qui nous appauvrissent et nous rendent si dépendants. Car nous n’avons pas le droit de brader les biens des générations futures. A ce titre, nous sommes coupables de notre propre destruction programmée.

– En accordant la place qui lui revient au sacret, nous préservons par la même occasion, les valeurs qui fondent nos traditions ancestrales qui seront désormais notre boussole et notre bouclier.  Parce que nous devons nous connaître nous-mêmes. Connais-toi toi-même, a dit le philosophe.

Certes, comme toutes les civilisations de l’oralité, beaucoup de nos connaissances sont empiriques mêlant ici et là, réalités, mythes, légendes et allégories. Les peuples Africains ont néanmoins traversé les âges de l’humanité depuis les origines primitives jusqu’à l’ère de la nanotechnologie qui s’ouvre. 

Alors derrière ce que d’aucun ont sans doute hâtivement qualifié d’obscurantisme, il n’y a-t-il pas des vérités cachées qui méritent un voyage d’exploration ?

Notre devoir est justement d’apporter la lumière là où l’obscurité empêche toute visibilité.

Si le développement est compris au minimum, comme la maîtrise endogène des capacités de produire en toute sécurité et de veiller à une répartition équitable de la richesse produite, dans le but exclusif de l’amélioration de la qualité de vie des populations, notamment à travers les infrastructures de base et les équipements publiques, la santé, et L’éducation, que nous manque t-il pour le réaliser après plus d’un demi siècle d’indépendance ?

C’est à nous et seulement à nous, de répondre à cette question. Car c’est aussi à nous d’écrire notre propre histoire sans complaisance.

C’est un travail de mémoire aussi bien sociale que culturel que nous devons aux générations futures.

Imagine !

Imagine une planète Terre sans aucune guerre.
Imagine la Terre peuplée d’humains tolérants.
Imagine des humains respectueux de la diversité.
Imagine les Terriens solidaires les uns des autres.
Imagine les Terriens unis, parlant d’une seule voix et agissant dans la même direction, face aux phénomènes naturels et à la préservation de leur environnement.
Imagine une planète où les habitants partagent entre eux, leurs connaissances de la nature.
Imagine que sur notre Terre, toutes les ressources naturelles sont un bien commun de l’humanité.
Imagine que sur Terre, tous les commerces sont respectueux des valeurs d’équité et d’honnêteté.
Imagine la Terre administrée par une gouvernance mondiale représentative de sa diversité.
Ce serait une planète tellement paradisiaque, que même les anges nous envieraient très certainement.
Mais, au fait, qui a commencé à semer les graines de la violence, de l’hégémonie, des conquêtes, de la division ségrégationniste avec son cortège de déni d’humanité, de haine, de destruction massive et d’exploitations monstrueuses ?
Les perspectives n’étant guère encourageantes, est-il trop tard pour nous ressaisir avec les leçons apprises de notre perdition ?
Apparemment, il semble que le désir d’hégémonie, de domination, d’exploitation demeure encore trop prégnant chez ceux pour qui, la puissance se traduit encore et toujours, en terme de domination, d’accaparement, d’arrogance, d’exploitations et de mépris.
Rien, même pas les mausolées des plus grands héros que la Terre ait connus, ni les tombes anonymes d’illustres chef de guerres, ne peut leur enseigner la fugacité des choses futiles du pouvoir toujours éphémères.
Par leur cécité et leur nanisme spirituel, ce monde en folie sombrera tôt ou tard dans le chaos, quand il aura atteint le point de non retour de la frustration du plus grand nombre de ses habitants. À moins que la saturation de tous ces modèles d’exploitations dévastatrices, ne précipite son environnement dans une tourmente irréversible !

La Santé post Covid-19

Un virus vient nous rappeler l’évidence de la mal gouvernance mondiale de l’humanité.
Après la COVID19, un nouvel « Ordre Mondial » devrait s’imposer à l’humanité.

Ici et là, les gouvernements ont subitement trouvé en temps record, des dizaines voire centaines de milliards, quelle que soit la devise, pour construire des hôpitaux de fortune, enrôler du personnel médical supplémentaire, acheter du matériel médical et paramédical de toute sorte.

Certains ont même financé la recherche médicale pour mettre au point des « candidats vaccins » qui vont enrichir des firmes privées avec lesquelles ils entretiennent des relations plus que ambiguës en « sous-main ».

Il y a peu ces mêmes gouvernants, refusaient d’entendre les supplications du personnel médical qui réclamait juste des miettes de revalorisation. Par respect pour toutes les malheureuses victimes, je ne dirai pas quelle honte ni quel cynisme !

De toute évidence cette forme de gouvernance doit disparaître à la suites de ses milliers de victimes pour lesquelles l’humanité doit faire une révolution en profondeur.

Mon vœux le plus cher est que l’humanité impose désormais comme « Droit humain inaliénable », le droit à la Santé publique.

La Santé n’est pas une marchandise. Elle ne doit plus être commercialisée.
Tous les secteurs de la santé doivent désormais être entièrement pris en charge par les ressources publiques de l’humanité.

Le Droit à la Santé doit être érigé en Quatrième Pouvoir autonome et bénéficier des mêmes privilèges que l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire partout dans le monde.
Le Médical devrait même avoir des privilèges exceptionnels car un mort ne légifère point, ne juge point et encore moins n’exécute.

C’est ce Nouvel Ordre Mondial que les humains devraient désormais adopter s’ils ne veulent pas disparaître tous ensemble demain sous la menace d’un autre microscopique virus plus dévastateur que celui de la COVID19.

Au passage, je tire mon chapeau à tous les soignants et soignantes du monde sans lesquels la crise sanitaire aurait été une véritable hécatombe pour l’humanité.


Simplice Nicoué.

Réalité et matérialité

L’Immatérialité existe t-elle vraiment dans notre dimension ?
Ce n’est pas parce que nous ne pouvons ni voir, ni représenter, ni quantifier une réalité que c’est immatériel !
Toutes les choses nommables aussi subtile soient elles, dès lors qu’elles sont réelles sont quantifiables même si elles ne sont pas toujours quantifiées.
La pensée produit de la matière ! Elle se situe bien au commencement de la conception de l’image mentale que nous faisons de la chose à matérialiser.
On peut en déduire que la pensée a une réalité physique non quantifiable mais qu’elle est bel et bien de la matière manifestée.
La pensée génère des idées.
Or tout ce qui produit consomme de l’énergie. Et tout ce qui consomme de l’énergie a une réalité physique. La production de la pensée est l’idée. L’idée est imperceptible, non palpable mais une réalité irréfutable. Ce serait une sorte de flux magnétique, ce serait alors de la matière avec une fréquence tout comme le Bluetooth ou la télécommande ! Pour la percevoir, il faut un récepteur, un destinataire approprié. C’est une réalité de tous les jours.
Même l’imagination et la mémoire ont une réalité physique.
Tout ce qui est réel a forcément une matérielité, dans notre dimension il n’y a rien d’immatériel.
Je sais que les physiciens nous parlent de l’anti-matière !
Mais qu’est ce que l’anti-matière ?
Ça c’est un sujet pour une autre cogitation !