Refondation Africaine


Il est illusoire d’espérer plus que ce qui est du schéma actuel des relations de l’Afrique avec l’Europe, le « Reste du monde » en général et tel ou tel pays en particulier.
À défaut d’une véritable Révolution, il faut au minima une Refondation totale de ses rapports avec le « Reste du monde ». Cette refondation passe nécessairement par le solde du lourd passé subi par l’Afrique.
Aucun Peuple sur cette planète n’a subi autant de traumatismes infligés par le reste du monde que les Peuples d’Afrique. ( Traite négrière, colonisations, guerres intestines par procuration… etc…). Traite négrière à ne pas confondre avec Esclavage !
Car une chose est de mettre au travail forcé des prisonniers de guerres locales, et, une autre est de considérer un Être humain comme une marchandise, comme une chose, un objet, une propriété.
Le concept même des sommets « Afrique-France » est d’un insupportable contresens. Tout comme le sont les « Chine-Afrique » ou « Russie-Afrique »… 
Au nom de quoi, un continent qui héberge près de 80% des métaux et autres minéraux rares et précieux de la planète doit-il être considéré dans son ensemble comme l’égal d’un pays quel qu’il soit ?
Il est plus convenable d’envisager des rencontres Afrique-Europe, Afrique-Amérique, Afrique-Asie !  Car à ce niveau les besoins sont réciproques et peuvent s’équilibrer !
Au demeurant, quand l’Afrique va-t-elle cesser de croire qu’il est impossible de concevoir le progrès et le développement global par le développement du commerce intra-africain pour l’épanouissement de ses populations ?
L’Afrique est-elle obligée de suivre le mode et le modèle de développement des autres ?
Qu’attend-t-elle pour réclamer comme préalable à toute relation de quelque nature que ce soit, le « solde tout compte » de la traite négrière et de la colonisation, qui sont reconnus comme des crimes contre l’humanité ?

L’Afrique retrouvera sa dignité bafouée et traitera d’égal à égal dans le respect mutuel et dans la Liberté, avec le « Reste du monde », quand elle se sera fait reconnaître elle-même, comme un continent véritablement affranchi de toute condescendance et de tout complexe. Ce travail est endogène.
La France ni aucun autre pays ne peut prétendre être sérieusement crédible s’il ne prend pas la peine de mieux connaître l’Afrique d’aujourd’hui. Et d’exprimer le désir sincère d’établir avec elle une relation « gagnant-gagnant » caractérisée par le principe fondamental de la réciprocité absolue. Toute autre initiative sera potentiellement vouée à l’échec. Le monde bouge et l’Afrique avec.
L’Afrique elle, doit courageusement se refondre et se débarrasser définitivement de tout complexe et se positionner comme un partenaire crédible et majeur.
Cette refondation exige :
– le Solde du passé (traite négrière, balkanisation avec le tracé des frontières artificielles absurdes et la colonisation résultante avec ses ignobles pré-carrés.
– l’Affirmation de sa souveraineté.
– La Reconfiguration de ses administrations et de son mode de fonctionnement, depuis le sommet jusqu’à la base, pour l’adapter aux réalités de ses populations.
C’est à l’Afrique, aux Africaines et aux Africains seuls de déterminer quels types de gouvernement et quels modèle de gouvernance convient le mieux à sa culture et à à ses traditions, au regard de l’évolution du monde actuel. Toute ingérence extérieure doit être considérée comme une violation de sa souveraineté et un acte de subordination.

La Troisième voie

Tout le long de l’histoire de l’humanité, toutes
les puissantes armées ont fini par être vaincues.
Chaque coup porté contre les armées moins
puissantes est un précieux indicateur pour celles-ci.
Et, tôt ou tard la riposte des faibles, toujours
proportionnelle augmentée d’une valeur ajoutée
des attaques subies, emporte le géant dans la
défaite de l’arrogance et de la démesure.

La troisième voie consiste à trouver un modèle
de coexistence pacifique.
Ce serait la voie de l’humilité, de la fraternité et
de la solidarité humaine face à un potentiel péril
extra-terrestre (climat, pandémie virale.. )

Car aucun peuple, aucune nation ne pourra, sans
se perdre elle-même, éradiquer de la surface de
cette planète, une autre nation.
Notre « vivre ensemble » est inéluctable.
Il nous revient de le rendre pacifique ou
dangereusement dévastateur.
À force de jouer à se faire peur les uns les autres,
l’irréparable conduira un jour à l’extinction de
l’humanité toute entière.

La Terre elle, nous survivra avec ses minerais, ses
hydrocarbures et ses zones arables jusqu’à
l’avènement d’une espèce plus intelligente.